dimanche 12 juillet 2026

Résistant le diable

Le diable est bien plus puissant et intelligent (ainsi que subtil et séduisant dans ses desseins malveillants) que n’importe quelle coalition d’ennemis humains à laquelle nous pourrions être confrontés, et nous serions totalement incapables de le vaincre avec nos seules ressources humaines. Pourtant, la Parole de Dieu indique clairement que nous ne devons ni céder devant lui ni le fuir. Au contraire, l’exhortation est la suivante : « Résistez au diable, et il fuira loin de vous » (Jacques 4:7) .

Mais comment pouvons-nous résister à un ennemi aussi puissant ? Comme l’indique notre texte, nous devons constamment faire preuve de sobriété et de vigilance face à ses séductions, et veiller à rester « fermes dans la foi ». Sinon, le pseudo-intellectualisme et la pression sociale à laquelle nous sommes soum Pierre, dans sa première lettre, nous ditis quotidiennement pourraient rapidement nous persuader de transiger avec la foi, voire de nous en éloigner.

Pierre, dans sa première lettre, nous dit : « Soyez sobres, restez vigilants: votre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant, cherchant qui dévorer. Résistez-lui avec une foi inébranlable, sachant que les mêmes souffrances sont imposées à vos frères et sœurs dans le monde. Le Dieu de toute grâce vous a appelés en [Jésus-]Christ à sa gloire éternelle. Après que vous aurez souffert un peu de temps, il vous rétablira lui-même, vous affermira, vous fortifiera, vous rendra inébranlables

Il nous est ordonné de ne pas céder et de ne pas faire de compromis. Au contraire, nous devons « revêtir toute l’armure de Dieu, afin que vous puissiez tenir ferme contre les ruses du diable ». Nous disposons du « bouclier de la foi, avec lequel vous pourrez éteindre tous les flèches enflammées du |malin| », ainsi que de « l’épée de l’Esprit, qui est la parole de Dieu » (Éphésiens 6:11, 16-17).

Cette puissante épée avec laquelle nous pouvons faire fuir Satan est littéralement « la parole de Dieu » — c’est-à-dire une parole précise tirée de la Parole de Dieu dans son intégralité. C’est l’instrument avec lequel le Seigneur Jésus lui-même a résisté au diable, parant chaque tentation d’un coup incisif tiré des Écritures. Le résultat alors — comme ce sera le cas pour nous aujourd’hui — fut que le diable « s’éloigna de lui pour un temps » (Luc 4:13).

dimanche 28 juin 2026

Mettre en œuvre votre salut.

Beaucoup connaissent les paroles de Paul aux Éphésiens : « En effet, c'est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est pas par les œuvres, afin que personne ne puisse se vanter. » (2, 8-9). Tout le monde ne passe toutefois pas au verset suivant : « En réalité, c’est lui qui nous a faits; nous avons été créés en Jésus-Christ pour des œuvres bonnes que Dieu a préparées d'avance afin que nous les pratiquions. » (v.10).

Voilà pourquoi les œuvres sont si importantes ! Dans sa lettre aux croyants de Philippes, Paul affirme « Ainsi, mes bien-aimés, vous qui avez toujours obéi, non seulement quand j'étais présent, mais bien plus encore maintenant que je suis absent, mettez en œuvre votre salut avec crainte et profond respect. » 
 
Il ne nous est pas demandé ici de travailler pour notre salut, mais de le mettre en pratique — c’est-à-dire d’en démontrer la réalité dans notre vie quotidienne. Notre salut, comme nous l’avons noté, doit être reçu entièrement par la grâce, par la foi, et non par les œuvres ; sinon, ce n’est pas un véritable salut. Les œuvres ne peuvent pas nous assurer le salut, pas plus qu’elles ne peuvent nous le mériter au départ. Il ne s’agit pas de la foi ajoutée aux œuvres, mais de la grâce par la foi, qui se manifeste dans les œuvres que Dieu le Père accomplit à travers nous.
 
Néanmoins, un croyant chrétien, si son salut est authentique, peut témoigner : « Montre-moi ta foi sans tes œuvres, et je te montrerai ma foi par mes œuvres » (Jacques 2, 18). Les bonnes œuvres — qui consistent en un mode de vie juste et miséricordieux, attentif aux autres et obéissant aux commandements du Christ — sont la preuve visible du salut. Nous avons été, comme nous l’avons déjà noté, « créés en Jésus-Christ pour des œuvres bonnes que Dieu a préparées d'avance afin que nous les pratiquions

La suite de l’épître aux Philippiens 2 nous assure, en se fondant sur la mort sacrificielle du Christ, Sa glorieuse résurrection et Son exaltation (Philippiens 2, 8-11), que « c'est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire pour son projet bienveillant. » (v. 13). Dieu nous rend ainsi capables de « réaliser » notre salut dans la pratique concrète, par l’intermédiaire du Saint-Esprit de Dieu qui habite en nous. 


dimanche 14 juin 2026

La discipline de la patience.

Je ne sais pas si cela passera bien à l'écrit, car l'humour ne se traduit pas toujours facilement, mais j'ai dans mon bureau une caricature sur laquelle on peut lire : « Je sais que je dois apprendre la patience. Où puis-je suivre un cours intensif ? »

Ce qui est certain, c'est que la patience n'est pas une qualité innée chez la plupart des gens ! Pourtant, la Parole de Dieu montre que cette vertu est extrêmement importante. Jacques écrit : « Mais il faut que la persévérance accomplisse parfaitement sa tâche afin que vous soyez parfaitement qualifiés, sans défaut, et qu'il ne vous manque rien. » (1 :4).

La patience, ou l'endurance, fait partie du processus qui engendre l'expérience apportant espoir et assurance à ceux qui sont « nés de nouveau » (Romains 5:3-5). La patience est une discipline — un « travail » nécessaire à notre croissance. Bien qu’une telle discipline ne semble jamais agréable sur le moment, elle est administrée par notre Père céleste aimant, Qui concentre Son « travail » sur notre maturité spirituelle (Hébreux 12:5-8).
 
Le Psaume 37 expose les principes permettant d’acquérir la patience au cours de cette vie. Premièrement, « Confie-toi en l’Eternel » (Psaume 37:3) et suis sa direction dans tout ce que tu fais (Proverbes 3:5-10).
 
Deuxièmement, réjouis-toi en l’Éternel — trouve ta joie en lui (Psaume 37:4). Cette qualité est souvent mise en avant dans le Psaume 119 (Psaume 119:16, 24, 35, 47, 70, 174). Ensuite, remets ton chemin entre les mains du Enfin, repose-toi dans le Seigneur (Psaume 37:7) et attends-Le (Psaume 37:34). Cela ne signifie pas simplement « rester là sans rien faire ». Cela signifie être un serviteur parfaitement préparé, attendant les ordres de son maître pour les mettre en œuvre. Le serviteur « utile » (Luc 17:10) apprend ce que veut son maître et se tient prêt à répondre aux besoins du royaume.
 
Enfin, repose-toi dans le Seigneur (Psaume 37:7) et attends-Le (Psaume 37:34). Cela ne signifie pas simplement « rester là sans rien faire ». Cela signifie être un serviteur parfaitement préparé, attendant les ordres de son maître pour les mettre en œuvre. Le serviteur « utile » (Luc 17:10) apprend ce que veut son maître et se tient prêt à répondre aux besoins du royaume.
 
La patience ne s’acquiert jamais par une indifférence blasée, mais en attendant activement Celui qui fait preuve d’une grande patience envers nous (II Pierre 3:9).

dimanche 24 mai 2026

La provision complète de Dieu.

La Parole écrite de Dieu, la Bible, regorge de promesses, dont l'une se trouve dans la lettre de Paul aux croyants de Philippes : « Et mon Dieu pourvoira à tous vos besoins conformément à sa richesse, avec gloire, en Jésus-Christ. » (Philippiens 4:19)

La clé de cette promesse réside dans les besoins auxquels doivent répondre les richesses du Grand Roi alors que nous rendons notre service dans Son Royaume. Mais combien ces besoins peuvent être immenses, et combien la réponse qui y est apportée est différente !
 
Des millions d’Israélites avaient besoin de nourriture dans le désert, et la manne tombait du ciel chaque jour pendant quarante ans (Exode 16:35). Gédéon avait besoin de remporter la victoire sur les innombrables Madianites, et Dieu sema la confusion parmi ses ennemis (Juges 7:22). Élie avait besoin d’une démonstration puissante de l’autorité de Dieu, et le feu est descendu du ciel (1 Rois 18:38).
 
Dans le Nouveau Testament, un homme infirme avait besoin d’une nouvelle main (Marc 3:5), un aveugle avait besoin de nouveaux yeux (Jean 9:5-6) et un mort avait besoin de vie (Jean 11:43-44). Jésus a fait le meilleur vin que quiconque ait jamais goûté lorsque la fête en avait besoin (Jean 2:10-22). Il a calmé la mer lorsque les disciples avaient besoin d’être libérés de leur peur (Marc 4:38-39). Et il a tiré Pierre hors de la mer lorsqu’il avait besoin d’être secouru (Matthieu 14:30-31). Quelle que soit l’ampleur du besoin, les ressources sont plus que suffisantes.
 
Le plus souvent, cependant, ce besoin est d’ordre spirituel. Nous avons tous besoin du pardon de Dieu pour nous guérir de la « maladie » du péché (Marc 2:17). Lorsque nous entrons pour la première fois dans son royaume, nous avons besoin du « lait » de la Parole (Hébreux 5:12). Nous avons tous besoin de la sagesse nécessaire pour « votre conduite sera honorable aux yeux des gens de l’extérieur » (1 Thessaloniciens 4:12).
 
Et notre grand Dieu a les moyens de pourvoir à tous nos besoins.

dimanche 10 mai 2026

Le constructeur de la maison

Beaucoup connaissent la parabole de Jésus sur les deux bâtisseurs (voir Matthieu 7, 24-27). Cette histoire traite des fondations d’un édifice, qui revêtent une importance capitale. Cependant, l’auteur anonyme de la lettre adressée aux disciples hébreux de Jésus évoque lui aussi la construction, mais il met l’accent sur le bâtisseur !

« ... celui qui a construit une maison reçoit plus d'honneur que la maison elle-même. Toute maison est construite par quelqu'un, mais celui qui a construit toute chose, c'est Dieu» (Hébreux  3:3-4)
 
La preuve la plus convaincante de l'existence d'une création surnaturelle réside peut-être dans la nature même de la création, qui révèle partout une conception si complexe qu'elle ne saurait être le fruit du hasard. Prenons l'exemple de la Terre : sa taille, sa masse, sa distance par rapport au Soleil et à la Lune, son oscillation de rotation, sa composition chimique, etc., doivent se situer dans des limites très étroites. Tout écart significatif concernant l'un de ces éléments, ou d'autres caractéristiques, rendrait la vie impossible.

Mais les molécules inorganiques, les planètes et les galaxies sont de plusieurs ordres de grandeur plus simples que le plus infime des organismes vivants. Le merveilleux code génétique qui régit la vie, la croissance et la reproduction est d’une complexité tellement inimaginable, et son caractère conçu est tellement évident, qu’il faudrait un esprit « 
veulent ignorer  » (II Pierre 3:5) pour conclure à une origine naturaliste. À chaque étape et à chaque niveau d’étude, la vie présente une symétrie dans son ordre, un but dans sa fonction et une interdépendance entre ses parties ; tout cela sont des marques évidentes d’une conception par un concepteur intelligent.
 
Les preuves sont si éloquentes que même « En effet, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient depuis la création du monde, elles se comprennent par ce qu’il a fait. Ils sont donc inexcusables, » (Romains 1:20) s’ils choisissent de ne pas croire, et méritent ainsi de subir sa colère (v. 18).
 
« Tout a été créé par Lui et pour Lui » (Colossiens 1:16). L’humanité ne peut en tirer aucune fierté ni aucun réconfort rebelle dans l’idée d’une origine naturaliste, car « Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire, l'honneur et la puissance, car Tu as créé toutes choses et c'est par Ta volonté qu'elles ont été créées et qu'elles existent.» (Apocalypse 4:11). 

dimanche 26 avril 2026

La personne qui est se responsable

Au cours de la vie, les choses ne se passent pas toujours comme prévu ou comme on l’aurait souhaité. Certaines situations sont sans grande importance. D’autres ont des répercussions sur la vie de nombreuses personnes. Face à de telles situations, nous pouvons réagir de différentes manières. Nous pouvons fuir le problème. Nous pouvons tenter de rejeter la faute sur les autres. Ou bien nous pouvons prendre nos responsabilités et assumer nos actes ou nos décisions. Un disciple de Jésus choisira sûrement cette dernière option.

Le roi David s'est retrouvé confronté à une telle situation alors qu'il dirigeait le peuple d'Israël. Dans I Chroniques 21, nous lisons que Satan a insufflé à David le désir de procéder à un recensement. Le problème lié à la mise en œuvre d'un tel projet tenait à l'orgueil de David, car ce recensement visait à déterminer la taille et la puissance de l'armée d'Israël. Son commandant, Joab, s'opposa à cette idée, mais la décision du roi l'emporta. Dieu savait que le recensement n’était pas une bonne idée et n’était pas satisfait de David à cause de cela. À ce stade, David avait un choix à faire. Allait-il blâmer Satan pour sa décision ? Joab serait-il accusé d’avoir commis une faute ? David allait-il prendre ses distances par rapport à cette affaire ?

En effect, David n’a pris aucune de ces mesures. Au contraire, il a dit à Dieu : « J'ai commis un grand péché en agissant comme je l’ai fait! Maintenant, veuille pardonner la faute de ton serviteur, car je me suis vraiment comporté de façon stupide. »" (I Chroniques  21,8). Sa reconnaissance de sa faute a coûté cher en vies humaines (vs 14-15), mais en assumant ses responsabilités, il a évité un sort bien pire.

L'exemple de David nous enseigne une leçon précieuse, même si cela lui a coûté cher. Lorsque les choses tournent mal, ne fuyez pas et ne rejetez pas la faute sur quelqu'un d'autre. Demandez plutôt à Dieu de vous donner la force dont vous avez besoin et reconnaissez votre erreur. Soyez conscient que d'autres peuvent souffrir à cause de votre erreur, mais acceptez-en les conséquences. C'est là la conduite responsable, et c'est ce qui est conforme à la volonté de Dieu.

samedi 11 avril 2026

Une sécurité sereine !

Nous vivons une époque marquée par de graves conflits dans de nombreuses régions du monde. Et même si un pays n’est pas directement touché par un tel conflit sur son propre territoire, il peut être impliqué dans un conflit qui se déroule ailleurs dans le monde ! C’est pourquoi beaucoup de gens recherchent la paix et y aspirent ardemment.

La Bible, bien sûr, aborde longuement le thème de la paix. Deux termes sont utilisés : un mot hébreu, « shalom », et un mot grec, « eirene ». Ils ne sont pas tout à fait synonymes, car « shalom » a une signification bien plus large et plus profonde que « eirene ». Ce dernier renvoie principalement à l’« absence de conflit », tandis que « shalom » englobe un sentiment holistique de bien-être, de plénitude, d’intégrité, de prospérité, d’harmonie, de sécurité et de restauration. Cependant, dans les écrits du Nouveau Testament, « eirene » tend à recouvrir un sens plus spirituel et plus complet de la paix, incluant la réconciliation avec Dieu – en d’autres termes, il reprend une grande partie de ce que décrit « shalom ». C’est cette paix à laquelle Paul fait référence dans ces paroles bien connues : « Et la paix de Dieu, qui dépasse tout ce que l’on peut comprendre, gardera votre cœur et vos pensées en Jésus-Christ.. » (Philippiens 4:7).

Cette précieuse promesse trouve son fondement dans la « garde » que Dieu établira autour de nos cœurs et de nos esprits par sa paix. Imaginez le cercle de guerre formé par les anges, « rempli de chevaux et de chars de feu tout autour », dont parlait Élisée (2 Rois 6:17).

Et c’est bien une guerre ! « mais je constate qu’il y a dans mes membres une autre loi; », écrivait Paul, « elle lutte contre la loi de mon intelligence et me rend prisonnier de la loi du péché qui est dans mes membres. » (Romains 7:23). Sans cette paix qui dépasse l’entendement humain, nous succomberions rapidement au fait que « Dans le monde, vous aurez à souffrir bien des afflictions. » ; mais Jésus a aussi dit : « mais prenez courage: Moi, J'ai vaincu le monde. » (Jean 16:33).
 
La « paix de Dieu » est une paix surnaturelle, et non un faux calme issu d’une hypnose méditative ou un déni de l’agitation qui entoure le « lion rugissant » qui cherche à dévorer (1 Pierre 5:8). Cette paix vient de notre Seigneur Jésus et « n’est pas celle que le monde donne » (Jean 14:27). Elle vient par « ce que je vous ai dit », a dit Jésus, « afin que vous ayez la paix en moi » (Jean 16:33).
 
Cependant, puisque cette paix, gardée par une puissance surnaturelle et donnée par Dieu, provient du message des Écritures et s’exprime à travers lui, cette paix doit « régner dans vos cœur » (Colossiens 3:15). Il ne peut y avoir aucune hésitation, aucun doute quant à la source, l’autorité, la capacité ou la stabilité d’une telle paix — sinon la guerre qui fait rage dans les membres de notre corps dissipera la vision de la garnison de Dieu entourant nos cœurs et nos esprits. « De fait, la nature humaine tend vers la mort, tandis que l'Esprit tend vers la vie et la paix. » (Romains 8:6).
 
« Que la paix de Christ, à laquelle vous avez été appelés pour former un seul corps, règne dans votre cœur. Et soyez reconnaissants. » (Colossiens 3:15). 

Marcher dans la vérité

Dans mon troisième ouvrage, « Défendre la foi », qui s’appuie sur la première épître de l’apôtre Jean, j’ai ajouté deux annexes consacrées a...